Douleurs rebelles
En compagnie des lichens, une escale fluviale : la recherche-création comme rivage d’accueil, fleuve d’élaboration et de partage
Temps présents et ressacs du vivant Qu’est-ce que le temps présent ? Sinon un instantané qui fait saillance et qui à peine émergé, entraperçu est déjà reparti, laissant place à de nouveaux instantanés fugaces, aussitôt dissous à leur tour. Des instantanés dont l’existence même peut être mise en doute, puisqu’ils appartiennent à un flux continu et…
Lire la suiteLa koulchite : quand tout fait mal
tout, en arabe algérien koulchi, est douloureux, il s’agit de la koulchite, pathologie féminine très répandue et si bien connue ici. Koulchite symptomatique des séismes et de la détresse au féminin. L’interdite, Malika Mokeddem tout, en arabe algérien koulchi, est douloureux, il s’agit de la koulchite, pathologie féminine très répandue et si bien connue ici.…
Lire la suitePostuler avant, réfléchir après : je n’ai pas l’énergie d’avoir le temps de performer
Quand j’ai vu l’appel à participation du colloque « Douleurs rebelles » en octobre 2022, j’ai voulu y être, y participer pour parler de corps, de douleurs, de quand l’université nous rentre dedans. Participer en serrant les dents et avec l’espoir qu’on pourra, ne serait-ce qu’une journée, ne serait-ce qu’en discours, sortir les études de la précarité.…
Lire la suiteSiri Hustvedt : plaidoyer pour faire corps et métaphore avec les douleurs chroniques
Si, comme l’avance le phénoménologue français Maurice Merleau-Ponty, toute perception est nécessairement perception de quelque chose, ce « quelque chose » exige d’être perçu par le corps. Le corps définit certes la relation entre le sujet et son environnement, mais également le rapport qu’il entretient avec lui-même. En effet, il ne peut y avoir de soi sans…
Lire la suitePorte-Parole
Quand la parole s’éveille, qu’elle se chante, elle invente des voies de passage pour dire des vies, parmi nous, en nous, que l’on oublie. Elle ouvre des portes. Entrez dans cette balade sonore, pensons ensemble ce que l’on fait de nos douleurs, de nos corps bancals. https://revuesaturne.com/wp-content/uploads/2026/03/Annabelle-PONSIN_VF.mp3 Note : Les extraits sonores sont issus de…
Lire la suiterejeter le sel
la minuscule est requise sur le nom impropre
Il s’agit d’une jeune femme paraissant son âge, ayant les cheveux teints et des tatouages sur le corps. Elle est habillée de manière investie, marginale. L’attitude est ouverte, relationnelle. L’activité psychomotrice est dans les limites de la normale. L’affect est euthymique, mobilisable et modulé. Madame rit en réponse à l’humeur à quelques reprises. La pensée…
Lire la suiteNe pas perdre pied
Comment décrire ma maladie ? Mes maladies ? Il n’y a pas encore de mots définitifs dessus, il n’y en aura peut-être jamais. Mais je souffre et aujourd’hui j’ai décidé que c’était fini. Fini de souffrir en silence et dans l’incompréhension. Je n’en avais jamais parlé dans la sphère publique, je craignais que l’on me catalogue, que…
Lire la suiteRebelles pour exister
Disons que ça a commencé avec la douleur. Avec la mienne, d’abord, puis avec celle de tant de femmes qu’on évitait, alors, de reconnaître et de penser. J’avais mal, ça m’empêchait de fonctionner normalement, comme on dit, de travailler comme tout le monde. Ma vie était devenue une série d’allers-retours entre la table électrique qui…
Lire la suite